est-ce bien le blason de Coulanges ?











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L' établissement des Romains à l' emplacement de la ville d' Auxerre commença
vers l' an 43 av J.C. Il est donc probable qu' ils fondèrent dans les années suivantes
des colonies sur le site de Coulanges. C' est à cette colonisation que nous devons le
nom du village qui de coloniae ou conlongiae vinosae devient bientôt
colonies,coloinges,puis colanges les vineuse, et enfin Coulanges-la-Vineuse.

La prospérité des colonies fut assurée pour longtemps par le vignoble. Ayant mis a
profit la fertilité des côtes bien exposées en les plantant de "césar", les gallo-
romains créèrent une région viticole dont le pinot eu par la suite les honneurs de la
table des rois. Le vin était gardé sur la rive gauche de l' Yonne dans d' immense
celliers: Vinicellae qui donnèrent naissance à Vincelles.

L' origine du nom et quelques documents font supposer qu' a leur origine les
colonies vineuses était constituées de petits groupes d' habitations établis au
hasard -là où le sol était favorable à la culture de la vigne- qui ont formées peu à
peu de petites agglomérations indépendantes. Il est certain qu' il fut un temps où
Coulanges n' était pas isolé comme il l' est actuellement, mais au contraire se
trouvait entouré de hameaux détruits par les guerres du XVé siècle, et dont deux
noms furent mentionnés dans un acte de partage de l' an 1208: Le Chêne et La
Baroche.


Par suite d' un développement rapide, la petite ville devint la rivale de Cravant.
Enrichie par le commerce des vins, elle fut l' objet de convoitises de ses voisins et
des hordes qui ravageaient le pays; Coulanges dut se fortifier.
On construisit une enceinte entourée de fossés tout autour de la ville. Ces murailles
étaient percées de portes encore nommées de nos jours: portes d'"En bas"et d'"En
haut", par lesquelles passait la voie menant de Vincelles à Auxerre. Onze tours
assuraient la défense des portes et permettaient de surveiller les environs.Dans l'
enceinte, au N.E., se trouvait la vielle église et au S. le château fortifié aussi, était
prêt à recevoir les attaques venant de l'extérieur comme de l' intérieur de la ville.

Que reste-t-il aujourd'hui des remparts de cette place forte ?
Des pans de murs, des débris de tours, des fossés tels que l' avait encore pu les
remarquer Mr H. Ribière au XIXè siècle ?
...Non puisque rien n' a été conservé de ces souvenirs riches et aventureux.Plus
rien ne subsiste de l'ancien château ( à l'emplacement de la mairie, pense-t-on).Les
promenades plantés de tilleuls entourant le village, furent construites à
l'emplacement des anciens fossés.

Les conditions de vie des premiers Coulangeois furent fournis par le mode de
construction des maisons. Là encore nous y voyons l'influence de la vie agricole,
chaque maison ayant encore sa cave. S' il ne reste plus de trace des anciens murs,
détériorés par les incendies et les guerres, les travaux souterrains se sont bien
conservés.
Les bâtisseurs ont creusés des souterrains qui s' étendent sous toutes la ville et
font communiquer le château, l'église et d'autres édifices importants.Les pierres
extraites servirent aussi bien à soutenir la voûte de ce labyrinthe et celle des caves,
qu'a la construction des habitations. Le bois de charpente était fourni par celui des
forets que l'on défrichait pour l'expansion du vignoble.
Les celliers de Vincelles devinrent inutiles puisque chacun avait sa cave.Si l'on
donne le nom de ville à Coulanges au moyen âge,c'est que l'agglomération était
imposante tant au point de vue stratégique, qu'économique.

SON NOM
Le nom de "Coulanges" est mentionné seulement lorsque Gui, Comte d'Auxerre,
de passage en ce lieu au retour des croisades en 1173,accorda certaines
concessions au sujet de la terre de Prémery,donnée à l'Eveque de Nevers.
Cette petite ville,selon Coutépée,a eu un seigneur de son nom dont la dernière
héritière devint l'épouse en 1200 d'un comte de Joigny,de la Maison de Vienne:
Pierre de Ste Croix.La ville resta la propriété de la Maison de Ste Croix jusqu'au
XVè siècle.Le château,sa forteresse,sa châtellenie et 114 arpents de vignes
furent,par différents actes de foi et hommages des comtes de Joigny,mis à la
disposition des Comtes d'Auxerre.C'est à partir de cette période que l'on peut
vraiment retracer l'histoire de Coulanges.

Une charte de 1279 témoigne d' une évolution du pays: le serf cesse d'etre taillable
et corvéable à merci;Coulanges,considérée comme une ville,compte un bon nombre
de bourgeois enrichis par le commerce des vins;mais tous sont encore redevable
envers le seigneur.Les bourgeois commençèrent à se grouper pour présenter une
resistance au seigneur.Coulanges devint une ville franche,ville de bourgeoisie
organisée en commune.Les bourgeois obtinrent le droit de se gouverner eux-
mêmes,de constituer une commune,par une carte de 1365 octroyé par Philippe de
Sainte-Croix.Ils élisaient des magistrats,des échevins chargés d'administrer la
ville,de rendre la justice,de lever des impots et de commander la milice.La
commune avait le droit de guerre et de paix,elle avait son armée,sa banière,ses
armoiries,son sceau.
Philippe de Ste-Croix fonda,le 13 décembre 1378,l'hôpital de Coulanges sous
l'invocation de St-Vincent.Cet hôpital de 15 lits et ses dépendances étaient
administrés par un prêtre, chargé de célébrer des messes,à certaines intentions,à la
chapelle St-Vincent.Il devait prendre avec lui un clers et une femme pour s'occuper
des malades,car tel était le désir de l'Eveque de Mâcon.Il fit aussi construire une
église,à l'emplacement actuel.
Voici doc comment la petite ville s'emmencipa et prit de l'importance sous
l'influence de Philippe de Sainte-Croix,Evêque de Mâcon et seigneur de
Coulanges,qui a consédé aux Coulangeois une part de ses privilèges.

LA GUERRE DE CENT ANS

Coulanges,en pleine croissance au début de la guerre de Cent Ans,ne semble pas
avoir été atteinte par tous les fléaux qui se sont abattus sur la France:guerres
étrangères,civiles,peste et famine,jusque sous le règne de Charles VI
A la mort de Philippe de Ste-Croix en 1382,ce fut encore un membre de la famille
de Ste-Croix,le Chevalier Jehan,qui devint seigneur de Coulanges.La ville passa
ensuite à Humbert de Licour qui par un acte de sauvegarde délivré par Charles VI
en 1405,aurait été Chambellan du Duc de Bourgogne et seigneur de Coulanges-la-
Vineuse..En 1408,Charles de Savoisy,seigneur de Seignelay,conseiller et premier
Chambellan du Roi,Grand Echanson de France,fut propriétaire des terres de
Coulanges.
La seigneurerie passa le 19 janvier 1435 aux seigneurs de Chastellux par le
mariage de Marie de Savoisy avec Claude de Beauvoir,Chambellan du Duc de
Bourgogne,qui vendirent ,le 4 juillet 1441 les terres de Coulanges à Guillaume de
Luyrieux,Chevalier,seigneur de la Queille.

LA RENAISSANCE

Ce ne fut qu'à partir de la fin du XVè siècle que la propriété devint individuelle,par
la vente directe qu'en fit le seigneur.
De 1498 à 1559,sous Louis XII,François 1er et Henri II,l'esprit de conquête éloigna
les idées de guerre.Bien que débarrassé des gens d'armes,notre ville subit un triste
sort occasionné par la misère et la peste.La Renaissance laissa cependant quelques
traces au point de vue artistique.Les échevins et les bourgeois du lieu firent
construire des maisons selon le style de l'époque:régularité et simplicité des lignes.

LES GUERRES DE RELIGION

Coulanges fut le théatre des guerres de religion et ne put se soustraire à leur
influence néfaste.
La guerre civile succédant à la guerre étrangère,Condé se mit avec le roi de
Navarre,à la tête des protestants.Irancy fut prise malgrés la resistance qu'elle
opposa,et ses habitants massacrés.Le même jour du massacre d'Irancy,soit le 7
février 1568,Condé ordonna au sieur de Peunereaux,de prendre ses quartiers
d'hiver à Coulanges.Mais à son arrivé,il trouva les porte de la ville fermées et
quelques-uns de ses soldats furent tués à l'approche.Cependant,les habitants au
courant des faits d'Irancy,et dépourvus de secours,jugèrent plus prudent de
s'entendre avec le Prince de Condé.Coulanges obtint le droit d'être épargnée aux
prix de nombreux sacrifices.Le Comte de la Rochefoucault y entra avec 2000
chevaux et ne resta que 2 jours.Mais il fallut lui donner une grande partie des
richesse de l'église,et principalement une figurine d'argent représentant St-
Chritophe,que l'on avait voulu cacher dans le puit du château.
_Une légende c'est établie à ce sujet;Une statue de St-Christophe,de grandeur
nature,en or,fut enfouie dans le puit du château.De nombreuses fouilles ont été
faites,mais toutes infructueuses,pour retrouver ce St-Chritophe.Mais puisque ce
trésor existe dans l'imagination,n'a-t-il pas sa réalité..._
Ils prirent également des bourgeois en otage,jusqu'au paiement de mille écus
promis au Prince de Condé;Ce furent Adrien et Hubert Foudriat,Jean Aubin,Jean
Mignier et Jean Merlinat.

Les habitants de Coulanges embrassèrent le Parti de le Ligue,grande association
catholique et anti-royaliste,sous l'instigation d'Henri de Guise.Les royalistes
s'emparèrent de Coulanges,dans le but d'en faire un refuge.Déguisés en paysans,il
purent s'introduirent dans la place forte,le 10 avril 1589,ils étaient maître de la ville
où ils avaient déjà quelques "intelligences".
Le 2 juin 1589,quatre compagnies,sous le commandement du Capitaine Couet,se
présentèrent devant Coulanges,emmenant à leur suite chariots de
munitions,vivres,échelles et machines de guerre.La nuit du 3 on passa à l'assaut.3
heures aprés minuit les échelles sont dréssées et les plus hardis pénètrent dans la
ville,tuent les gardes et ouvrent les portes...Suit une entrée triophale.Parmi les
royalistes surpris,une cinquantaine furent tués et les autres trouvèrent refuge au
château.Pour les sommer de se rendre et voyant qu'ils ne pouvaient s'attaquer aux
murs,les Ligueurs menacèrent de mettre le feu au château.Certains se riquèrent de
sortir à la faveur des ténèbres,le péril était grand,et furent massacrés.On coupa la
tête de Beaujardin,seigneur de Bel'Ombre,et on la porta en trophée au bout d'un
bâton que l'on exposa proche d'une des porte.
Mais la ville fut reprise une fois de plus par les royalistes,le 14 janvier 1591.La
garnison surprise au milieu de la nuit,n'offrit aucune résistance aux troupes du
Sieur de Marceuil,gouverneur de Mailly-le-Château.
Enfin,la conversion d'Henri IV au catholicisme mit fin à cette crise,mais certaines
rancunes subsistèrent.Coulanges était le lieu maudit d'Auxerre,car là,dit-on,se
tramaient les mauvais desseins.

DECADENCE DE LA NOBLESSE

En 1597,Coulanges,atteinte par toutes sorte de calamités,avait vu sa population
réduite de moitié,ses maisons délaissées,et son territoire inculte.D'aprés la
déclaration des échevins,le nombre de feux qui s'élevait à cinq cent,ce qui
correspondait à deux mille habitant environ,passa à deux cent neuf seulement,150
maisons étaient vides et 250 démolies par les garnisons qui en avaient brulé le
bois.Que de temps ne fallut-il pas pour réparer ces désastres ! Ce fut l'oeuvre du
XVIIè siècle.

Derniers seigneurs de Chastellux,propriétaires de Coulanges:

Les seigneurs de plus en plus grevés de dettes se succèdent.En 1634,Alexandre,fils
d'Olivier de Chastellux,hérita des terres de Coulanges et de Val-de-Mercy.Parmi
les enfants d'Alexandre,deux survécurent:Elisabeth et François.François,Marquis
de Coulanges et seigneur du Val-de-Mercy,en prit pocession le 29 avril 1667.A sa
mort,sa soeur,unique héritière,reprit le fief le 5 janvier 1676.Veuve de Claude de
St-Phalle,seigneur de Villefranche,elle donna les terres de Coulanges et du Val-de-
Mercy à son fils Alexandre de St-Phalle.Il en hérita,grevées de dettes,le 17 février
1682.

Incendie de 1676:

En pleine pèriode de redressement,le feu se déclara dans la maison de Christophe
Bazot,le 21 mars 1676 à 10 heures du matin.Il arriva en quelques heures à
consumer cent soixante dix maisons et vingt deux grands pressoirs.Le pays
manquait d'eau,et les habitants seraient restés impuissant sans l'initiative
d'Elisabeth de Chastellux,dame de Villefranche.Elle fit défoncer 30 feuillettes de
vin que l'on jetta sur les flammes.Un quart de la ville fut ainsi epargnée,mais les
dégats étaient notoires:30 personnes blessées et l'église presque entièrement
détruite.La perte fut estimée à 249400 livres.Nicolas Colbert,Evèque d'Auxerre fit
faire une quête au profit des malheureux.Le montant de cette quête,evalué à 300
livres,fut donné pour subvenir aux frais de réparation de l'église.

Décadence seigneurale:

Pour payer les dettes,Alexandre de St-Phalle vendit,en 1682,Coulanges à M. du
Housset, Chancellier du Duc d'Orléans.La ville devint devint la propriété de Mme
du Housset,en 1686,et peu de temps aprés celle d'André Le Fèvre
D'Ormesson,conseiller du Roi.Sa fille épousa Henri François
d'Aguesseau,chancellier de France,et lui apporta en dot le fief de Coulanges.
A son tour d'Aguesseau vendit Coulanges ,le 22 février 1712,à Jean Contaud
moyennant la somme de 150000 livres.
Les descendants de M. de Contaud possédèrent la seigneurerie de Coulanges
jusqu'à la révolution.

Redressement de la ville:

Les bandes pillardes dispersées,la ville connut la sécurité.Les paysans réparèrent
les désastres et améliorèrent leur sort.La culture de la vigne redevint prospère et
le vin de Coulanges resta à l'honneur puisque M. Fagon,premier médecin de Louis
XIV,s'était déclaré en sa faveur lorsqu'en 1680,il détermina le Roi à quitter les vins
de Champagne pour celui de Coulanges.
Profitant de la paix,la vie devint prospère.Les habitants se libérèrent de plus en
plus du joug du seigneur,se mettant souvant aux prises avec Jean de Contaud.Un
arrêt de 1738,les soustrait à l'obligation d'acheter de la viande dans sa
boucherie.Un autre de 1740,interdit à J. de Contaud de percevoir un droit de giron
qu'il voulait établir à son four banal.Une ordonnance de Dijon du 1er février
1741,l'obligea a payer sa part pour réédification de l'église.En 1742,il dut accorder
aux Coulangeois le libre choix de leurs échevins et,d'enlever le récipient d'eau au
moyen duquel il enlevait à la ville une partie de l'eau des fontaines.Certains actes
reconnurent même propriétés et jouissances de certains biens,champs et bois à la
communauté.

Les Travaux:

Au cours du XVIIIè siècle,Coulanges fit exécuter de grands travaux sous la
direction d'hommes remarquables.
L'alimentation en eau:(Voir aussi l'eau à Coulanges)
En septembre 1705,d'Aguesseau fit appel à Couplet pour trouver une solution au
problème d'alimentation en eau de Coulanges.Ce fut à la suite de ses recherches
que Couplet mis à jour une source dans le finage du Grouet.Le 21 décembre,l'eau
coulait dans Coulanges,la ville était en liesse.Il ne restait plus qu'a terminer les
travaux selon les plans de Couplet.
L'Eglise:
Pour la reconstruction de l'église,les habitants firent appel au Chevalier Florentin
Servandoni,peintre et architecte du Roi.Il en dressa les plans au mois de février
1737,aprés quelques modifications suggérées par les Coulangeois,les travaux
commençèrent le 12 avril 1738 et furent terminés en juillet 1742.

A LA VEILLE DE LA REVOLUTION

Les vins de Coulanges n'avaient plus à faire leur réputation.Bien que le "Franc
Pinaut" ait fait la gloire et la fortune de Coulanges,le Gamet tendait à le supplanter
à cause d'un meilleur rendemment.Chaque habitant était propriétaire de vignes,ce
qui permit à chacun d'atteindre avant la révolution de 1789 une certaine aisance.
Avec le XVIIè siècle,tout le monde fut heureux et les vignerons portaient joyaux,le
bas de laine s'arrondissait.On ne s'étonnera pas de trouver des grappes de raisins
blasonnant certaines maisons de cette époque,et ornant même la porte de l'église.

L'Abbé Tingault:
Coulanges peut également rendre hommage à l'Abbé Tingault.Il fit preuve de
générosité et dévouement envers les Coulangeois, depuis le moment où il fut
vicaire de la paroisse,le 9 février 1743,jusqu'à sa mort,le 21 octobre 1792.Il
établit,fait remarquable,deux écoles gratuites;une pour les filles et une seconde
pour les garçons.Grâce à lui l'église fut meublée et ornée.

LA PERIODE REVOLUTIONNAIRE

Lorsque la révolution de 1789 éclata,l'Abbé Tingault était curé de Coulanges.Le
décret du 14 décembre réorganisait les municipalités et donnait au chef de tout
corps municipal le nom de Maire.La reconnaissance des Coulangeois à l'égard de
leur curé ne pouvait mieu se manifester qu'en le choisissant pour "Maire".
Pendant ce temps,le 11 juillet 1792,l'assemblée législative décréta"la patrie en
danger",contre l'invasion prussienne.60 volontaires de Coulanges et 15 du Val-de-
Mercy s'engagèrent et furent incorporés dans le même régiment,où ils formèrent à
eux seuls une compagnie appelée"La Compagnie Franche".Ce fut même à un
général de brigade Coulangeois que fut confiée l'épée de Kellerman à Valmy,le 20
septembre 1792.

LE XIXè SIECLE

A la fin des guerres de l'Empire,le Pays connut un momment critique.La terre perdit
deux tiers de sa valeur et jusqu'en 1820-1822 l'état économique ne fut pas
brillant.Le vin perdit de sa réputation par l'implantation de nouveaux cépages.Les
vignes devinrent moins nombreuses et on manquait aussi de bras pour travailler la
terre.Pendant plusieurs années ce fut la famine dans toute la région.
Par contre,quelques années plus tard,la luzerne jusqu'alors inconnue vint changer
l'économie du pays,en permettant de faire un peu d'élevage dans un pays assez
sec.L'équilibre semblait rétabli.A cette Coulanges connut une prospérité enviable.
Vers 1848,le fils d'un tonnelier enrichi,Livras,fut élu maire de Coulanges.Il
contribua à la transformation et à l'embellissement de la petite ville.Les anciens
fossés,d'une largeur et d'une profondeur de 4 metres,étaient devenus le réceptacle
de tous les immondices.Livras mit fin à cet état de chose.Il fit niveler les
rues,obligea les habitants à conduire les eaux le long des murs et fit combler les
fossés.Nous devons à ce maire le magnifique boulevard ,qui porte aujourd'hui son
nom,à l'emplacement des anciens fossés et le chemin de ronde bordé de tilleuls qui
enceint le tout.
L'ancienne mare,située à l'intérieur des murs,n'était qu'un fossé où descendaient
toutes les eaux du village.M. Livras la fit combler et la remplaça par un abreuvoir
construit aux abords du pays.Le problème de l'eau devint le souci majeur de Livras.


A SUIVRE ...


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